L’Hiverntrail: 14 Décembre

Dans le sud il fait toujours beau (qu’ils disaient…) ; pour ceux qui connaissent la guarrigue: c’est sec et caillouteux…

A 10h00 le départ est donné sous la pluie (un déluge qui n’a pas cessé de la nuit…) et par une température de 5°c: nous sommes 560 à s’élancer pour ce 36kms au lieu des 720 inscripts (80 équipes et 400 solos).
Le premier kilomètre est sur goudron, et l’allure est déja assez soutenue…

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Je vois alors tous les coureurs se décaler sur la gauche et grimper sur le talus. En effet, une flaque énorme inonde toute la route. Je trouve ça un peu impressionnant! Et pourtant, ce n’est rien à côté de ce qui nous attends!: je fais comme les autres, je monte sur le tallu pour ne pas me mouiller les pieds…
Après ce kilomètre, on enchaine dans la guarrigue des montées, des descentes, des virrages a droites et à gauches.. ect. Très vite les flaques laissent la place aux torrents, voir aux piscines. C’est très dur, on arrive sur des zones de plusieurs mètres carré innondées et là faut choisir, au pif, où passer. Suivant la justesse de l’intuition on a de l’eau au moins jusqu’aux chevilles, souvent jusqu’aux genoux, parfois jusqu’à mi-cuisses, voir plus pour les plus petits…

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La suite de la course ne sera que succession de single track, de course dans les ruisseaux, de traversé de gués .
7ème kilo., une piscine immense se présente devant nous (environ 5mx4m) on est déja trempé, on passe donc tout droit (de toute façon on avait pas le choix…): je prends un trou rendu invisible par l’eau boueuse et je me retrouve a plat ventre dans 40cm d’eau à 5°c. Je signale a mes collègues d’infortune qu’il n’y avait pas assez d’eau pour partir en crawl car ils m’avaient grattifiés d’un beau plongeon.

On arrive un peu plus loin vers des vignes. Le coureur qui me précède décide à couper un peu le virage. Bien mal lui en a pris, il en a perdu sa chaussure dans la boue! Je me suis arrêté net afin de ne pas le suivre et de bien faire le tour!
Au bout d’un moment, avec le froid, les pieds sont un peu douloureux, on sent mal les appuis et dès qu’on réussit a se les réchauffer on reprend un bain de pied à l’eau froide (Brrrr… on se pèle un peu dans le sud…)
Tout le trail se poursuit de la même façon, on monte, on descend, on ziguezague dans la guarrigue entre différents feuillus, maquis, chênes, ect. en faisant attention de ne pas se prendre de branches dans la tête: en plus de regarder ou l’on met les pieds, il faut voir ou l’on passe la tronche. Décidément on ne s’ennuis pas ici…
Au 17ème kilo: c’est le seul ravito qui sert aussi de relais. Fruits sec, chocolat, coca et ça repart…
Au bout de 22kms, les articulations et les tendons des genoux et des hanches commencent à se faire sentir. les cuisses avec l’humidité et le froid sont un peu engorgées alors que les chevilles sont anesthésiées: ça devient plus dur à partir de maintenant il faut bien gérer son alimentation (gels sucrés et salés + eau).

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La seconde partie du trail est un peu plus pentue avec un passage d’une trentaine de mètre de rocher à escalader, il n’y avait pas de corde mais on pouvait s’accrocher aux branches pour monter, puis des descentes : c’étaient de vrais TOBOGGANS : HOUPPI!!!Pas très longs mais bien raides, bien glissants et parfois en devers. Et pour corser la chose en bas, y’a souvent un virage à angle droit : Que du bonheur !!! Si t’arrive pas à chopper une branche pendant la glissade, t’es carrément dans la M….: j’ai pris quatres gamelles dans la boue (sur le dos, sur le coté et à plat ventre).
Enfin bref je finis ce trail à la 130ème place en 3h49′ sur 323 arrivants.
A l’arrivée on nous apprendra que 2kms avaient été supprimés car jugés trop dangereux par l’organisation: heureusement…
Ceci dit: ce trail doit être super par temps sec, l’organisation est super et très conviviale.

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Après la ligne d’arrivée, l’état des coureurs témoignait de nombreuses chutes, heureusement sans gravité. Dans la salle juxtant cette arrivée, la satisfaction des finishers irradiait les visages, un parfum de : J’y était… flotait dans l’air; car il fallait être un peu maso pour aller au bout de ce 36 km qui tenait plus du raid que du trail.

 

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